jeudi 24 septembre 2009

just don't know what to do with myself





Alors voila, je me suis lancée! Et je me suis essayée à Photoshop avec plus ou moins de succès... Jugez-en vous même. D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi les images perdent autant de détails, j'ai essayé de les agrandir, j'ai du foirer quelque-part. 

Sinon et bien, j'ai eu les détails de la mort de B. Je rêve d'elle la nuit, qu'il lui reste encore 48h de répit, le temps de lui dire au revoir etc  enfin ce genre de trucs, et quand je me réveille je me dis et non, merde c'était "pour rire"; tout ça est bien arrivé, c'est bien monstrueux oui oui c'est la réalité. 

ET je suis finalement allée à la Technoparade, quelle blague me direz vous. Je suis passée devant ma prépa, Montaigne si ça intéresse quelqu'un, prépa où j'ai rencontré B. ! B. seule personne parmi mes amis à comprendre ce que j'ai pu ressentir durant cette année là... J'ai l'impression qu'on me l'a enlevé, personne ne peut savoir, personne ne comprend plus mes allusions à cette période. ET donc logiquement (ou pas) la vodka aidant faut dire, j'ai fini par faire couler mon mascara appliqué exclusivement pour justement si le moment fatidique du bad arrivait, pouvoir me dire "non tu portes du MASCARA pas waterproof alors pas chialer non pas chialer sinon t'aura l'air d'un panda". 

Finalement ce furent les grandes eaux, vous l'aurez compris.

Bon et les photos là je les ai prises en allant à l'expo Martin Parr c'est cool.  ET Jr est en train de coller des photos sur les quais et pont autour de l'ile de la cité et il y a du soleil aujourd'hui alors je vais peut être aller voir ça, à moins que je n'échoue pathétiquement encore devant the L word, en faisant des parallèles avec B. et la mort de Dana. Pfff...





mardi 8 septembre 2009



Alors c'est ça quand quelqu'un meurt?
On écrit sur facebook?
On se dit, "paix à ton âme" d'un air lugubre
et puis on passe à autre chose,
parceque quand même
c'est déprimant ces choses là.
Ca me fous la gerbe
ces conneries,
ces pauvres connards qui n'en avait rien à foutre,
et ceux qui lui ont foutu la paille dans le nez.
Maintenant il faudrait être triste
ben oui, hein, c'est la mort
et quelle mort!

Une overdose, c'est pas banal
à 20 ans et
de la cocaine plein les dents.
Je ferais bien semblant
de ne rien ressentir
mais depuis hier minuit
j'ai envie de hurler.
Et Nina Debray si tu m'entends
sache que je te péterais les dents
si jamais je te vois tu es morte
pour l'avoir fait replonger en deux jours
et ta fais quoi cette nuit là hein?
t'étais trop défoncée pour comprendre?
tu l'as laissé crever toute seule?
A 20 ans on vit dangereusement
et Marie qui dit
"j'arrête la drogue"; en sanglotant
maintenant
il est trop tard tu comprends?

Je ne peux pas réaliser

qu'elle ne me dira plus jamais
"humm un BURGER"
en se foutant de ma gueule
que personne ne m'appelera plus "chiennasse" affectueusement
entendre "baràpute" est indissociable d'elle
et son appart sex shop je n'y mettrais plus jamais les pieds
le néon rose s'est éteint et moi je me retrouve sans elle.

Ma seule satisfaction
c'est de lui avoir dit
la dernière fois qu'on s'est vues,
avec 4 grammes dans le sang,
à quel point je tenais à elle.

Le sens de la vie
définitivement
semble m'échapper
19 ans et déjà vécu deux morts
violentes et absurdes
tout ça pour
de
la
drogue.






J'ai perdu ma copine subversive de fête et de folie.
Je la vois partout.
Tout ce qu'on devait faire, tout ce qui aurait pu se faire,
la technoparade
la soirée chez elle pour son retour
"défonce gratuite et sexe payant"
ironie, ironie puissance mille
j'allais lui demander si elle allait à la soirée electro au grand palais
le 25 septembre, je sais qu'elle aurait adoré, ya tous ses préférés.
Non, tout ça c'est mort aussi.



J'entends mes voisins à travers la porte,"elle est née le 1er septembre à 3h et demi du matin!"...


"Pendant que certains naissent d'autres meurent"
Je suis lassée de me répéter
Absurdité implacable.



samedi 5 septembre 2009

"ça a commencé comme ça, moi, j'avais jamais rien dit"




Au hasard un peu. La pomme est allumée à travers la vitre car il fait noir, le bureau jonché de papiers en tout genre, de détritus alimentaires, de courbes de productivité marginale, de calculs d'isoquantes. Le regard hagard et l'épaule douloureuse j'écris ces mots. Faire rouler sa tête autour du cou ne soulage rien bien au contraire, la douleur se fait lancinante. Et pourtant il faut bien tenir le coup, plus qu'une dizaine de jours. On s'en dira plus. Patience.